Indépendance + 10 ans + 40 millions = Risque de doute raisonnable

Publié le par un-jour-une-antenne

Un rapporteur qui passe

d'un fauteuil à l'autre

 

Un risque potentiel de doute légitime

d’un souvenir de 40 millions

créant des liens dix ans plus tard ?

 

A.F.P. du 30 septembre 2011

Canard enchaîné du 12 octobre 2011

Lettre ouverte des Robins des toits du 17 octobre

 

Copie disponible à l’adresse :

ROBIN DES TOITS

E-mail :          contact@robindestoits.org

Site :               http://www.robindestoits.org

 

ou directement auprès de :

Etienne CENDRIER - Tél. : 01 40 18 02 81

 

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Le Conseil d’Etat examinait, le 30 Septembre dernier, les pourvois de  trois communes,

-          Les Pennes-Mirabeau, Bouches-du-Rhône,

-          Saint-Denis, Seine-Saint-Denis,

-          Bordeaux, Gironde.


les Maires de ces communes ayant pris des arrêtés pour restreindre l’implantation d’antennes-relais de Téléphonie Mobile au nom du Principe constitutionnel de Précaution et conformément aux préconisations de nombreux experts.


Ces arrêtés avaient été annulés par les Tribunaux Administratifs et  Cours d’Appel alors que le Principe de Précaution doit être appliqué à  la vue de décisions du CIRC et de l’OMS qui sont en train de  reconnaître la nocivité des ondes radioélectriques classées dans le  Groupe 2B « possiblement cancérogène » et la Résolution du Conseil de  l’Europe en Mai 2011.


La décision n’est pas encore rendue, mais le Rapporteur Public a  recommandé au Conseil d’Etat d’affirmer qu’en matière d’implantation  d’antennes-relais de téléphonie mobile, « les décisions du Maire ne  peuvent se substituer à celles du Ministère chargé des communications  numériques et de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) », celle-ci  dépendant du Ministère de l’Industrie.

 

Le Rapporteur Public justifie sa position en faisant valoir que l’ANFR « dispose de la  technicité nécessaire pour se prononcer ».


Une décision aussi lourde de conséquences  - il s’agit d’écarter tout  bonnement le Pouvoir de Police générale des Maires en la matière - ne  pouvait être proposée que par un intervenant à l’impartialité  irréprochable. Or, tel n’est pas le cas.


En effet, le Rapporteur est l’ancien patron du  Défi Bouygues Télécom  Tansiciel qui participa à la Coupe de l’America avec un bateau de 60  millions de francs dont les deux tiers ont été financés par  l’opérateur de téléphonie mobile.


L’ancienneté des faits importe peu eu égard à la circonstance que  l’opérateur Télécom a financé majoritairement la vie professionnelle  de Monsieur Xavier de Lesquen du Plessis Casso pendant plusieurs années.


Le Rapporteur Public propose « d’affirmer dans toute sa rigueur  l’exclusivité des pouvoirs de Police spéciale du Ministère chargé des  communications numériques et de l’ANFR lorsque les pouvoirs de Police  générale dont disposent les Maires heurtent frontalement les missions  confiées aux autorités étatiques et à l’Agence Nationale des  Fréquences ».


Sur le fond, les propositions du Rapporteur Public sont d’autant plus  contestables qu’elles mettent en cause les Pouvoirs de Police générale  dont disposent les Maires, alors que les Maires connaissent leur  terrain et savent d’une part où sont les populations fragiles, d’autre  part où sont les solutions alternatives.


La compétence de Police des Maires s’articule avec leurs compétences  urbanistiques locales dont ne disposent pas le Ministère chargé des  communications numériques et l’ANFR.

 

Les Maires ont une légitimité démocratique locale ; ils sont élus ; là  encore, ce n’est pas le cas de l’ANFR.

 

Il apparaît que le Rapporteur Public semble ignorer que l’ANFR n’a pas  la compétence sur les risques sanitaires, car sa compétence est  purement technique : attribution des fréquences, vérification qu’elles  n’interfèrent pas entre elles, etc...


Ces Pouvoirs concernant le domaine des ondes électromagnétiques ne  peuvent pas se heurter frontalement compte tenu que les Maires sont  les seuls compétents pour assurer le meilleur cadre de vie de la  population en s’appuyant sur leurs compétences locales, sur la Loi,  les jurisprudences, et les accords spécifiques entre le Ministère,  l’ANFR et les opérateurs.


De plus, la demande du Rapporteur Public est en contradiction avec le  « mouvement de décentralisation des Pouvoirs » instauré depuis 1982,  qui tend à confier de plus en plus de responsabilités aux Maires.

 

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