Est-ce que ça va faire changer à Beuvry ?

Publié le par un-jour-une-antenne

Enfin, du changement ?

 

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Voilà qui risque de gratter là où ça se brosse du revers pour la municipalité de Beuvry.

 

Le collectif beuvrygeois a donc tenu à indiquer aux services et aux personnes qui se sont présentées comme compétentes de la municipalité quelques références facilement et gratuitement disponibles :

 

http://www.liberation.fr/societe/2014/01/23/ondes-wi-fi-antennes-ce-qui-pourrait-changer_974996?xtor=rss-450

 

Ceci dans son respect des engagements pris.

 

Tout en rappelant la vigilance à laquelle il s’oblige dans la limite de ses moyens et compétences avérées.

 

Les députés ont enfin voté jeudi, en première lecture, la proposition de loi qui leur était soumise, visant à un peu mieux encadrer l’exposition aux ondes électromagnétiques.

 

Alors que l’année dernière la députée Laurence Abeille avait pris une claque : sa proposition, inscrite à l’ordre du jour, n’avait même pas été débattue dans l’hémicycle, renvoyée d’un revers de main en commission par le gouvernement.

 

Le texte doit maintenant être discuté au Sénat. Avec quel résultat ?

 

http://www.assemblee-nationale.fr/juniors/images/parcours-loi.jpg

 

Revue des principales mesures

 

Implantation de nouvelles antennes

 

Aujourd’hui, quand un opérateur veut installer une nouvelle antenne, il contacte le propriétaire de l’immeuble qui l’intéresse, s’entend avec lui et demande l’autorisation à l’Agence nationale des fréquences (ANFR) qui vérifie sur le plan technique s’il n’y a pas d’interférence électromagnétique.

 

Qu’il s’agisse :

 

                  -     du maire qui autrefois pouvait (souvent à contrecœur et parfois même jusqu’au détriment d’intérêts personnels) sous la pression des habitants prendre une décision suspensive d’installation en invoquant le « principe de précaution ». Option qui lui fut retirée par le précédent gouvernement mais qui est restée sans changement avec celui-ci malgré certaines promesses… Non tenues.

 

 

                  -     des riverains (au sens large) qui comme à Beuvry ne sont ni consultés, ni même informés, et découvrent la plupart du temps l’antenne une fois qu’elle est installée ou au moins les travaux bien engagés. Riverains (au sens réducteur) de Beuvry qui se voient obligés de demander avec insistance et à de nombreuses fois pour obtenir l’organisation d’une réunion d’information « publique » mais à public très ciblé et sous critères exclusifs.

 

Et il n’y a pas qu’à Beuvry :

http://www.nogentais.fr/wp/cat/environnement/antennes-relais/page/5/

 

Il y a donc un sérieux problème, déjà de communication…

Et d’application de tous les textes de loi.

 

Et là, le texte de loi propose d’introduire ce qui fait défaut à Beuvry, c’est à dire de «la concertation», en réunissant en amont autour de la table riverains, opérateurs et maire, même non technicien(ne) mais à minima intéressé(e) mais au titre de représentant(e) de la collectivité soucieux(-se) de ses obligations et toutes ses responsabilités.

Enfin, si la concertation locale n’aboutit pas, une tentative de conciliation sera menée à l’échelle départementale, sous l’égide du préfet.

 

«Au bout du compte, l’ANFR gardera le dernier mot mais ne se basera plus sur des critères simplement techniques. Ce sera une décision d’opportunité, en prenant en compte les bâtiments voisins, comme une école par exemple, ou une crèche», explique un conseiller de Laurence Abeille.

 

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Les antennes déjà installées

 

C’est toute la question principalement des points dits «atypiques».

 

Même si l’expression démontre une prudence normale, quand l’exposition dépasse «sensiblement la moyenne nationale», l’Agence des fréquences aura désormais le pouvoir de contraindre les opérateurs à revoir leur installation, en changeant l’orientation de l’antenne par exemple ou carrément le matériel.

 

Mais le ferait-t-elle ? Sous quelles formes ? Délais ?

 

On compte en France à la louche 150 000 antennes toutes confondues (radio, télé…) dont 80 000 antennes relais (téléphonie mobile). Mais où sont-elles situées et comment sont-elles orientées ?

 

Si l’Agence nationale des fréquences, via son site Cartoradio, a entrepris un travail de recensement, ce travail est instructif et intéressant mais pourrait sembler tardif et étonnant.

Car, pourquoi recenser (donc rechercher) ce que l’on a octroyé et pour quoi on a fourni les autorisations ? Normalement…

Cela montrerait-il une carence administrative mise à jour ?

Une envie de vérifier, au cas où des libertés auraient été prises ?

 

Laurence Abeille souhaite aller plus loin, pour que demain chacun sache le plus précisément possible le niveau d’exposition aux ondes de son domicile ou de son lieu de travail.

 

Encore faudrait-il veiller à établir un protocole :

                  -     exhaustif, qui ne soit pas basé sur des mesures entre 23h00 et 03h00, le week-end, lors de périodes de congés (ou de grève),  lorsque les entreprises ont cessé leur activité, pendant un moment de panne, etc…

                  -     indépendant, qui ne soit pas réalisé par des entreprises, même sous-traitantes. Quand il ne s’agit pas de la solution par défaut, c'est-à-dire en demandant à chaque opérateur lui-même ;

                  -     honnête, qui réponde à des normes établies sur les études totalement indépendantes, qui ne soient pas typiquement franco-modérées et qui ne soient pas exclusivement à l’avantage des opérateurs.

 

A terme, il s’agirait de créer «des cadastres électromagnétiques».

 

Principe de modération

(dont le collectif n’a trouvéaucune définition officielle pour l’instant)

 

Avant le sérieux toilettage du texte de l’année dernière Laurence Abeille militait pour que soit transposé en matière d’ondes le principe Alara (As Low As Reasonably Achievable) déjà appliqué dans le nucléaire.

 

Après conseil du Gouvernement, il a semblé bien que ce principe aurait impliqué que toute nouvelle antenne devrait être implantée de manière à émettre le moins possible.

Pilule difficile à faire avaler aux opérateurs à qui on a demandé d’aligner un bon nombre de millions, donc pas que symboliques, pour régner sur ces fréquences.

Cela sans compter la multiplication des contraintes techniques et de leurs solutions qu’impose l’utilisation de fréquences plus élevées et des débits plus denses n’ayant plus rien à voir avec la téléphonie…

 

Finalement, la version remaniée du texte s’en tient au nouvellement concocté pour l’occasion de «principe de modération» («si on peut limiter, on limite») et à celui de sobriété.

 

Mais qui ne manquera toujours pas d’en faire trinquer certains…

 

http://images.lindependant.fr/images/2013/05/29/taxation-du-vin-les-vignerons-ne-veulent-pas-encore-trinquer_311540_516x343.jpg

 

 

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