Beuvry ne sera jamais Varades, enfin pas avant quelques années du moins...
Avez-vous déjà vu
un préfet autoriser les véhicules
à rouler à 800km/h
dans son département ?
Voici ce qu’un pouvait lire dans « 20 minutes » et sur le blog http://antennes31.over-blog.com
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Le texte, qui entend limiter la puissance des antennes-relais, est jugé « illégal » par le préfet
Cet après-midi, le maire (PS) de Varades va venir défendre, devant le tribunal administratif de Nantes, la délibération de son conseil municipal.
Le texte, adopté le 6 septembre, limite à 0,6 volt/mètre la valeur-limite d'exposition (VLE) aux champs électromagnétiques des cinq antennes-relais de cette commune de 3 600 habitants, située près d'Ancenis.
Une première en France, selon Robin des Toits. « Actuellement, les normes vont de 41 à 61 volts/mètre », explique Etienne Cendrier, porte-parole de cette association qui se bat « pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil ».
« Ce sont des maximum inatteignables, qui permettent aux opérateurs de faire n'importe quoi... C'est comme si on disait de ne pas dépasser les 800 km/h sur autoroute. »
Reste que la délibération est jugée illégale par le préfet, qui réclame cet après-midi sa suspension avant tout examen sur le fond.
Selon lui, seul l'Etat est habilité à fixer de telles normes.
Le « principe de précaution » ne peut en outre être invoqué, « compte-tenu de l'absence d'éléments de nature à accréditer l'hypothèse de risque pour la santé publique, en l'état des connaissances scientifiques ».
Pourtant, une expérimentation abaissant la VLE à 0,6 volt par mètre va se tenir durant deux jours, fin janvier, sur une partie du XIVe arrondissement de Paris, dans le cadre du « Grenelle des ondes » initié par le gouvernement.
Une proposition de loi sur le sujet avait également été déposée en 2005 par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors simple députée.
Depuis, la ministre de l'Ecologie devenue porte-parole d’un candidat à l'Elysée entretient « une position mobile » sur le sujet, déplore Etienne Cendrier.
En attendant, le maire de Varades n'entend, lui, pas baisser les bras. « Quand on est responsable politique, on peut avoir des convictions différentes des textes législatifs », estime Dominique Tremblay. « Il faut parfois aller plus loin, pour faire avancer le débat... Là, on est un peu en avance sur notre temps. »
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Hélas, ce courage-là pour un motif comme celui-là, peu d’élu(e)s semblent l’avoir.
Et à Beuvry ? Pour d’autres cas il n’y a eu aucune hésitation…
Il faut dire qu’il serait facile de croire que bien souvent les principes sont plus souvent dans les promesses et les précautions dans les choix entre fauteuils et strapontins.