A Beuvry rien ne bouge, rien ne change depuis 2010, dommage !
On est loin de la coupe au lèvres
à Beuvry…
Mais pourquoi ?
Le principe de précaution pour les antennes relais bordelaises
Petit retour en arrière avec le quotidien Sud-Ouest du 20 février 2010.
Contrairement à la municipalité de Beuvry qui se tient passive non pas face mais à côté du projet avancé d’une implantation d’une première antenne de puissance, celle de Bordeaux avait pris en février 2010 un arrêté pour interdire la pose de nouvelles antennes émettrices de radiofréquences près des établissements fréquentés par des enfants.
Notre région et plus spécialement notre commune fait depuis pâle figure face à cette initiative bordelaise, qui mériterait d’être soulignée et copiée ou du moins suivie avec intérêt.
On est loin de l’esprit d’initiative qu’on nous sert en discours… ou en conseil… mais qu’on voit dans notre cas encore bien peu être appliqué.
L’arrêté signé le 12 février 2010 avait pour objectif de consolider les avis émis par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail et le Conseil scientifique de l’Agenda 21 de Bordeaux dans son rapport de mai 2009.
Il s’inscrit aussi dans la continuité du protocole d’accord signé en 2007 entre la Ville et les opérateurs de téléphonie mobile.
Si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, à Beuvry les décisions ne se négocient pas et les communications se font discrètes…
Les principales dispositions
1- Tout projet d’implantation sur le territoire bordelais d’antennes émettrices de radiofréquences fera l’objet préalable du dépôt d’un dossier auprès du service communal d’hygiène et de santé.
2- Ce dossier sera présenté pour avis devant une commission de concertation où siègent des élus municipaux, des représentants d’associations de consommateurs et d’opérateurs de réseaux sans fil.
3- Toute nouvelle implantation d’antennes émettrices de radiofréquences à moins de 100 mètres d’un établissement ou de lieux publics accueillant régulièrement et principalement des enfants de moins de 12 ans est interdite.
4- Toute modification ou réglage d’antennes déjà existantes dans un tel périmètre ayant pour conséquence une augmentation significative du champ électromagnétique dans les établissements concernés est interdite. La Ville procèdera à un contrôle régulier sur ces sites.
Avec juste quatre points, pas besoin de plus, cette municipalité envoyait un signal fort et clair dans le sens de l’application du principe de précaution tel qu’énoncé par le Conseil Européen. La différence est ici éclatante par rapport aux dispositions frileuses prises depuis dans notre région…
Des élus qui osent ?
Principe de précaution
Ces décisions correspondaient bel et bien au respect du principe de précaution et sont un appel à la responsabilité des opérateurs.
On note donc bien un rappel sans déformation de la définition du principe de précaution tel qu’il a été énoncé par la Commission Européenne en 2000 à la différence de l’interprétation faite dans notre région.
Voici d’ailleurs le texte tel qu’on peut le lire :
http://europa.eu/legislation_summaries/consumers/consumer_safety/l32042_fr.htm
A cet égard, Bordeaux se félicitait que France 3 Aquitaine ait, en application de ces principes, refusé la re-conduction du contrat liant la chaîne à un opérateur de téléphonie et qui se traduit par la présence d’une antenne sur le toit de la station, à proximité immédiate d’une école.
Et en plus cette initiative trouvait un écho dans un média !
Etrange non ?
Il faudrait peut-être appeler quelques personnes pour leur communiquer cette information. Sous réserve que leur réseau couvre jusque là car il arrive encore qu’en campagne le signal se perde.