Partager l'article ! Beuvry, ville d'accueil pour antennes ?: Ça c’est passé aujourd’hui en France http://www.francesoir.fr/actualite/ Mais des prob ...
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Cité HLM des Pinettes, du côté d’Aix-en-Provence.
Rien moins que 12 antennes-relais sont implantées sur le toit, masquées par des silhouettes de chats noirs géants, décoration dérisoire sur cette barre d’immeuble.
Face à l’absence de réelles études scientifiques sur le sujet, un collectif local de 2.500 médecins, l’Association santé environnement France (Asef) a eu envie d’en avoir le cœur net : oui ou non, la proximité d’antennes-relais a-t-elle un impact sur la santé des riverains qui y sont directement exposés ?
Petite association, petits moyens. Les médecins ont élaboré un questionnaire, et ont fait du porte-à-porte aux Pinettes, ainsi que dans une cité voisine, à Aubagne, affublée quant à elle de 14 antennes.
« Nous avons joué notre rôle de médecins : nous leur avons demandé comment ils vont », commente le Dr Patrice Halimi, secrétaire général de l’Asef et chirurgien pédiatre à Aix. Réponse : plutôt mal, docteur. Acouphènes (sifflements, bourdonnements dans les oreilles) pour 43 % des personnes interrogées, contre seulement 15 % dans la population générale ; maux de tête et troubles du sommeil pour plus d’un locataire sur deux ; problèmes de concentration pour 27 %, contre 4 % de moyenne nationale ; nervosité, vertiges, dépression… Au total, ce sont les trois quarts des 143 habitants interrogés (soit 60 % des foyers), qui ont le sentiment que leur santé souffre de ces antennes.
Une petite étude qui relance le grand débat sur les antennes-relais. « Surtout, remarque le docteur Halimi, que plus de 80 % de ceux qui présentent ces symptômes constatent leur disparition après quelques jours de vacances loin de chez eux ! »
Les locataires ont interpelé le maire et le bailleur. « Ils nous ont promis qu’ils mesureraient les champs électriques mais on attend toujours ».
Du côté du bailleur, on se réfugie derrière la réglementation : « nous vérifions que les normes officielles soient respectées. Si les concentrations s’avéraient trop importantes, ce serait à la ville de réagir », nous répond-on.
Problème : quand la ville réagit en appliquant le principe de précaution au moyen d’arrêtés qui limitent l’implantation des antennes-relais sur son territoire, elle se voit désavouée par le Conseil d’Etat, au nom de l’existence de deux agences rattachées au ministère des postes et des télécommunications, l’ARCEP (Agence de régulation des communications électroniques et des postes) et l’ANFR (Agence nationale de fréquences).
Mais à l’ANFR aussi, on se cache derrière les normes officielles : « On est en charge d’appliquer le décret, le reste, ce n’est pas notre problème », se défausse l’agent Frédéric Huclin.
Or la réglementation sur les seuils d’exposition date de 2002, et fixe la limite maximale entre 41 et 61 V/m (volts par mètre). « C’est comme si on limitait la vitesse en ville à 700 km/h », dénonce Agir pour l’environnement (Libération du 26 octobre).
A Paris, l’Hôtel de Ville a réussi à imposer un seuil de 2V/m, un vrai progrès, au moins pour la capitale. Etrange cette exclusivité, non ?
Mais pour de nombreuses associations, la limite devrait être fixée à 0,6V/m, comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays européens.
Pour Patrice Halimi, tout n’est qu’une affaire de lobbies et de d’argent : « Les plus petits voltages obligeraient les opérateurs à poser plus d’antennes, et donc à payer plus de loyers aux propriétaires qui les accueillent. »
Mais en attendant de s’attaquer directement aux opérateurs, l’Asef compte bien multiplier les micro-études sur d’autres sites, de façon à prouver, enfin, les effets des antennes sur la santé.
Les risques à la maison avec la très médiatisée « solution miracle » S.F.R. pour les utilisateurs de mobile qui pâtissent d’une mauvaise couverture réseau à domicile – maison isolée, murs trop épais… Un petit boîtier qui se branche directement sur les box des fournisseurs d’accès Internet. Une fois installé, il permet de capter partout à la maison. S.F.R. le propose gratuitement à ses clients depuis deux mois.
Mais alors que l’opérateur se veut rassurant quant à ses effets sur la santé, certaines associations restent vigilantes.
« Nos mesures ont révélé une émission dépassant légèrement 0,6 volt par mètre, que nous recommandons de ne pas dépasser chez soi… », assure le Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électro-magnétiques non ionisants (Criirem).
De son côté, S.F.R. affirme respecter les recommandations officielles : « L’Organisation mondiale de la santé et les autorités sanitaires françaises indiquent que les équipements Femto Cell ne présentent pas de danger pour la santé parce qu’ils émettent à de très faibles puissances. »
Pas suffisant pour convaincre le Criirem, qui estime que « le Femto est néfaste, dans la mesure où il émet un champ électro-magnétique supplémentaire ».
A voir et à revoir :
http://www.criirem.org/index.php?option=com_content&view=section&layout=blog&id=15&Itemid=126
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